La Pêche à la mouche

La pêche à la mouche peut être assimilée en quelque sorte à une pêche aux leurres.

Le pêcheur n’a rien inventé, pour preuve cette vidéo courte qui résume bien l’art de pêcher à la mouche, pratiqué par… Un oiseau !


En effet, dans cette technique de pêche, l’appât artificiel, appelé mouche de pêche est censé imiter un insecte ou autre proie, à tous les stades de son évolution, dont se nourrit le poisson recherché de manière à pouvoir lui présenter dans les conditions les plus naturelles possibles, au meilleur moment choisi.

Evidemment, cette pêche nécessite une observation approfondie de la rivière et une connaissance du cycle et des conditions de développement des différentes espèces imités.

La rivière et la nature qui l’entoure évoluent tout au long de l’année, forçant ses habitants à s’adapter incessamment pour mieux survivre. Ainsi, le poisson ne mangera pas les mêmes insectes et ne se postera pas aux mêmes endroits pour saisir ses proies selon la saison, la météo, le débit de la rivière…

Pour confectionner une mouche de pêche, le pêcheur pourra utiliser quantité de matériaux, allant des mousse et matières synthétique aux plumes d’oiseaux les plus rares. Parmi ces matériaux on peut compter les plumes de paon, de faisan, de canard, de coq mais aussi le poil de chevreuil, de lièvre, de cerf, de rat gondin… Chaque plume ou poil possède des caractéristiques qui lui sont propres et qui font leur utilité dans la confection d’une mouche de pêche.  Pour assembler ces différents éléments selon des méthodes très particulières autour de l’hameçon, le monteur utilisera du fil de soie aux diamètres et couleurs différents,  ainsi que des vernis ou colles epoxy pour finaliser le montage. La mouche de pêche une fois achevée devra combiner poids, esthétique, pratique et résistance afin de savoir séduire le poisson recherché et de résister aux multiples attaques dont elle sera victime.

Un joli film sur la pêche à la mouche réduite à sa plus simple expression :

Ce qui caractérise, repousse et passionne le plus dans cette pêche a la mouche au fouet est probablement la méthode utilisée pour présenter la mouche de la façon la plus naturelle possible au poisson.

Pour mettre son insecte artificiel à l’eau, le pêcheur à la mouche combinera une canne à mouche doublée d’une soie naturelle ou synthétique se terminant par un bas de ligne conique à la terminaison duquel est attaché l’appât artificiel. La canne à mouche combine légèreté et ressort, permettant par des mouvements de fouet, de propulser la mouche à l’endroit voulu. La soie est l’élément qui permet de propulser un hameçon de quelques dixièmes de grammes à plusieurs mètres. Cette soie est plus lourde à son extrémité, c’est elle qui entraîne le bas de ligne et la mouche de pêche. En l’allongeant à chaque mouvement de fouet, formant une jolie boucle dans les airs, le pêcheur pourra ainsi choisir précisément l’endroit et la manière dont il voudra que sa mouche se pose sur l’eau.

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